Certains réseaux sociaux néfastes pour la santé mentale des jeunes

Certains réseaux sociaux néfastes pour la santé mentale des jeunes - 2017 - 2018Ils ont entre 14 et 24 ans et Facebook, Twitter, Snapchat, Instagram ou encore YouTube n’ont plus aucun secret pour eux. Ils y dévoilent leur vie, partagent leurs photos et voient celles des autres. Mais si l’addiction au smartphone a récemment trouvé un nom, des chercheurs se demandent aujourd’hui si ces réseaux sociaux représentent ou non un danger pour le bien-être des jeunes.

D’après l’étude menée par la Royal Society for Public Health (RSPH), une association caritative britannique dédiée à la santé publique, sur près de 1500 adolescents entre 14 et 24 ans, Snapchat et Instagram seraient nocifs pour la santé mentale des jeunes. En répondant à des questions concernant la santé et le bien-être, les jeunes ont attribué une note à chaque réseau, et ces deux-là arrivent bons derniers. « Focalisés sur l’image », ils créeraient un grand sentiment de solitude et de dépression chez les adolescents.

En effet, sur Snapchat comme sur Instagram, le principe est le même : tenter de montrer la meilleure image de soi, en utilisant tous les artifices possibles (filtres animés, filtres photos…). Cela tend à la fois à modifier la propre perception de soi-même, mais aussi à créer beaucoup de complexes et d’anxiété à la vue des clichés des autres. Sur Instagram par exemple, nombreuses sont les stars, mannequins ou blogueuses qui affichent une plastique de rêve, sur des photos généralement retouchées, et des instants de vie toujours plus incroyables, alors que la réalité est parfois tout autre. Ce malaise peut être également généré dans un cercle proche, comme le constate la RSPH : «  le fait de voir en permanence des amis en vacances ou sortir peut amener les jeunes à se sentir exclus alors que d’autres profitent de la vie. Ces sentiments peuvent provoquer une attitude de « désespoir par comparaison » chez les jeunes  ». Une sensation d’exclusion qui peut aboutir à une mauvaise estime de soi et une recherche insensée de perfection pouvant provoquer de profonds troubles d’anxiété, toujours selon la RSPH. Pour contrer au maximum ces risques, l’association encourage la prise d’initiatives.

La fin des photos retouchées ?

Suite à cette étude, la RSPH appelle ces réseaux sociaux à agir pour ses jeunes utilisateurs. Elle préconise notamment le signalement des photos retouchées grâce à un pictogramme dédié, de la même façon qu’il sera obligatoire de l’indiquer sur les publicités à partir du 1er octobre 2017 grâce à la loi de modernisation du système de santé. Le gouvernement oblige ainsi les publicitaires à signaler les retouches sur leurs supports. La RSPH souhaite également la mise en œuvre de campagnes de sensibilisation en milieu scolaire pour une meilleure utilisation des réseaux sociaux, plus saine et plus encadrée.

À l’heure où Snapchat commercialise en France ses lunettes connectées Spectacles, qui permettent de prendre des photos et des vidéos par simple appui sur un bouton de la branche gauche, la sensibilisation chez les jeunes ne peut être que bénéfique. Ces captures prises directement avec les lunettes deviennent directement des snaps qui arrivent sur le smartphone et peuvent être partagés par l’utilisateur.

Sources

 

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2017-09-18T18:29:23+00:00

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