Cloud computing : les applications natives

Avenir de l’IT : Finie la bataille pour la domination de l’infrastructure d’entreprise : il n’y en a plus désormais que pour les applications.

Il fut un temps où les applications étaient stockées sur site, s’exécutant sur une infrastructure en propriété exclusive et gérées (moyennant un certain coût) par le personnel informatique. Les mises à jour étaient rares, à cause des tests longs et coûteux.

 

Dans le monde rapide d’aujourd’hui, avec sa prolifération de données et d’appareils qui les créent, cette approche n’est plus viable. À la place, les entreprises s’efforcent de retirer la valeur de ce déferlement de données et chargent leurs développeurs d’y répondre avec des solutions extrêmement évolutives et dans des délais toujours plus serrés.

Qu’entend-on par “natif du cloud computing” ?

Un nouveau paradigme est donc apparu, suscité par le besoin d’évolutivité, de flexibilité et d’agilité. Il est en outre favorisé à la fois par le coût en baisse des services de cloud computing et par l’agilité croissante des applications et des réseaux pour combler l’écart de performances entre l’informatique locale et distante.

Les applications natives du cloud s’exécutent exclusivement sur une infrastructure basée sur le cloud computing et sont conçues spécialement pour tirer profit des nouvelles fonctions et fonctionnalités du cloud.

Tremplin

Pour parvenir à ce stade, vous devez commencer par migrer les applications d’une infrastructure sur site vers une infrastructure basée sur le cloud, en utilisant les offres d’infrastructure en tant que service (IaaS) de votre fournisseur de cloud computing. Le premier avantage en est l’élimination des coûts d’investissement de départ. Bien sûr, le processus n’est pas aussi simple que cela, mais il peut être réalisé avec succès en répliquant l’infrastructure sur site à l’aide de composants logiciels et matériels qui fonctionnent ensemble.

Par exemple, il peut s’agir de répliquer un cluster de 50 nœuds en louant et connectant 50 machines virtuelles dans le cloud et en y installant les mêmes applications et systèmes d’exploitation que ceux qui s’exécutent sur site.

Tout en offrant les avantages types du cloud computing (tels que le remplacement des dépenses d’investissement par des dépenses de fonctionnement, des services flexibles à la demande et une maintenance inférieure), ce type de configuration constitue un tremplin vers une configuration 100 % native du cloud. L’étape suivante consiste donc à migrer vers un environnement où l’infrastructure de plate-forme en tant que service (PaaS) de votre fournisseur de cloud computing abstrait l’idée du système d’exploitation serveur et permet à l’entreprise de se concentrer uniquement sur les applications et les services qu’elles fournissent, plutôt que sur la manière elles fournissent ces services.

Abstraction et plus

C’est là le premier point de contact avec le concept “natif du cloud”. Il nécessite un remaniement des applications et de leurs interactions, mais signifie que les impératifs des entreprises peuvent guider la conception, et donc les résultats.

Les applications natives du cloud computing vont encore plus loin. Dans un modèle de PaaS, la plate-forme sous-jacente fournit des images de système d’exploitation pré-configurées qui ne nécessitent ni correctifs ni maintenance et qui peuvent être mises à l’échelle automatiquement en fonction de la charge des applications. Un régime natif du cloud étend le concept de PaaS en offrant aux développeurs une abstraction totale de l’infrastructure sous-jacente via un modèle de facturation à l’exécution qui s’adapte automatiquement à chaque appel d’un déclencheur.

Cela implique que les applications sont décomposées en leurs fonctions individuelles (de petits blocs de code), en utilisant le langage approprié pour cette fonction, que ce soit JavaScript, C#, Python ou PHP, ou encore des langages de script tels que Bash, Batch et PowerShell. Ces fonctions peuvent ensuite être déclenchées de différentes façons, y compris par HTTP, de sorte qu’elles peuvent réagir à divers événements. Il s’agit là d’applications natives du cloud computing, constituées de petits composants qui peuvent être développés, testés et déployés rapidement. Certaines entreprises déploient chaque jour des dizaines de fragments de nouveau code. Pourquoi pas la vôtre ?

Conclusion

Le concept des applications natives du cloud n’en est encore qu’à ses débuts. Toutefois, il existe une importante dynamique derrière l’idée d’applications agiles qui fournissent des résultats rapidement et qui favorisent l’agilité tout en réduisant les coûts. Étant donné que les principaux prestataires de services de cloud computing prennent en charge le concept, preuve donc de la demande des entreprises, il serait imprudent de passer à côté.

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Cloud computing : les applications natives

Source : L’article << Cloud computing : les applications natives >> est extrait de ZDNet

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Par | 2017-09-18T18:29:44+00:00 mars 28th, 2017|Actualité|0 commentaire

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