DeepMind et les données de santé : la Cnil britannique s’en mêle

Juridique : La société spécialisée dans l’intelligence artificielle DeepMind a passé en 2015 un accord lui permettant de disposer d’un accès à des données de santé de certains patients du NHS, le système hospitalier britannique. Mais l’autorité britannique de protection des données estime aujourd’hui que l’accord ne présente pas toutes les garanties nécessaires.

En 2016, la revue New Scientist révélait que le Royal Free London NHS Trust, un conglomérat chargé de la gestion de plusieurs hôpitaux publics londoniens, avait passé un accord secret avec la filiale d’Alphabet consacrée à l’intelligence artificielle, DeepMind. Ce partenariat lui permettait de disposer d’un accès aux données de santé d’environ 1,6 million de patients, afin de pouvoir mener des tests et analyses visant au développement de nouveaux outils à destination du corps médical, notamment le développement d’une application baptisée Streams destinée à améliorer l’accompagnement des patients touchés par des maladies rénales.

DeepMind et les données de santé : la Cnil britannique s’en mêle - 2017 - 2018 

Cet accord avait été annoncé par DeepMind et le Royal Free London NHS Trust, mais l’ensemble des détails concernant le traitement des données personnelles et le nombre exact des patients concernés n’était sorti que dans les colonnes du New Scientist, déclenchant alors un débat sur la question de la protection des données personnelles. Un débat dont l’agence de protection des données personnelles britannique s’était emparée : celle-ci vient de rendre les résultats de son enquête d’un an sur l’accord et pointe plusieurs manquements.

Un peu de clarté sur les données

Comme le révèle un communiqué de l’ICO (Information Commissionner Office), l’accord passé par le Royal Free London NHS Trust « ne respecte pas les règles édictées au sein du Data Protection Act lorsqu’il confie ses données à DeepMind. » Selon l’ICO, les termes de cet accord ne se révèlent pas satisfaisants : plusieurs patients n’avaient ainsi pas d’information claire sur l’utilisation qui serait faite de leurs données dans le cadre de ce programme ou de la façon dont celles-ci seraient traitées.

Suite à cette enquête, le Royal Free London NHS Trust a accepté de signer un engagement visant à assurer que les différents points soulevés par l’investigation de l’ICO étaient en cours de correction et seraient garantis à l’avenir. De son côté, l’équipe de DeepMind a publié un post de blog résumant leur point de vue sur la situation.

Bien évidemment, la société privée en profite pour rappeler avant tous les aspects positifs soulignés par l’enquête, par exemple le fait que les données sont restées dans un espace sécurisé et contrôlé. Mais DeepMind reconnaît avoir pris le problème par le mauvais bout, en considérant que son travail était d’assister les médecins et chercheurs dans leur recherche et en négligeant du même coup de correctement informer les patients, dont les données étaient utilisées dans le cadre de leur recherche. Une erreur que la filiale de Google promet de corriger, afin de mieux informer et prendre en compte les besoins des patients impliqués dans ce type de programmes.

DeepMind et les données de santé : la Cnil britannique s’en mêle

Source : L’article DeepMind et les données de santé : la Cnil britannique s’en mêle >> est extrait de ZDNet

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Par | 2017-09-18T18:29:14+00:00 juillet 4th, 2017|Actualité|0 commentaire

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