General Motors connecte 30.000 robots de chaîne d'assemblage à Internet

Avenir de l’IT : L’industrie automobile est le plus gros client de machines automatisées. Cette connexion des machines au cloud permet à General Motors d’éviter les pannes et de réduire les temps d’arrêt. Au prix de la sécurité ?

General Motors a connecté environ un quart de ses 30.000 robots d’usine sur Internet. Conséquence : le plus grand constructeur automobile des États-Unis bénéficie de moins de temps d’arrêt. Et le mouvement continue.

 

Robots d’assemblage d’une usine Ford au Kansas. (Source : Ford)

Au cours des deux dernières années l’entreprise a évité 100 pannes potentielles de ses robots qui assemblent des véhicules en analysant leurs données sur des serveurs externes posiitonnés dans le cloud explique à Bloomberg Mark Franks, directeur de l’automatisation. De quoi remplacer par de la maintenance préventive les pannes de production où le remplacement des robots sur les chaînes d’assemblage peuvent prendre jusqu’à 8 heures de travail.

“Si nous pouvons éviter une perturbation de notre production, nous pouvons économiser un montant important” explique Mark Franks. Les entreprises de conception et de fabrication automobiles ont été historiquement de véritables pionniers dans le travail d’automatisation et continuent d’être des clients très importants du secteur de la robotique. En 2016 aux Etats-Unis les usines automobiles ont installé 17.600 robots contre 5.100 pour les fabricants d’appareils électroniques et 1.900 pour les fabricants de métaux.

Vers la cobotique

La surveillance de l’activité des machines via l’analyse des données dans le cloud permet à General Motors de commander de nouvelles pièces lorsqu’une usure est détectée. Cela évite aussi de devoir stocker des pièces de rechange dans les usines, de quoi réduire les frais d’inventaire et de stockage.

Brancher des robots à l’Internet pour faire de la maintenance préventive n’est que le début d’une explosion de nouvelles technologies dans le secteur de la robotique mentionne Mark Franks. Une autre voie suivie par GM est l’utilisation des robots en collaboration avec des ouvriers dans les ateliers. La question de la sécurité des personnels est ici essentielle. Et le terme approprié pour décrire ce nouveau type d’organisation est la cobotique (ou robotique collaborative).

Publicité GM mettant en scène les robots de l’entreprise. (Source : GM)

“La quantité de technologie qui nous vient dans les cinq prochaines années est probablement plus que ce que nous avons vu au cours des 50 dernières” explique à ce sujet Mark Franks.

Reste que la question de la connectivité des systèmes industriels critiques via des réseaux étendus à des ressources informatiques extérieures pose aussi la question de la sécurité informatique. Verizon détaillait il y a un an une attaque contre un site de traitement des eaux. L’infection d’un serveur IBM AS 400 via l’application de paiement en ligne hébergée sur celui-ci avait permi aux attaquants de jouer avec les systèmes de contrôles centralisés sur ce même serveur.

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General Motors connecte 30.000 robots de chaîne d'assemblage à Internet

Source : L’article << General Motors connecte 30.000 robots de chaîne d'assemblage à Internet >> est extrait de ZDNet

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By | 2017-04-06T00:37:14+00:00 avril 6th, 2017|Actualité|0 Comments

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