IPv6 : lentement mais sûrement

Réseaux : L’Arcep a remis à jour ses chiffres sur l’adoption d’IPv6 en France. Depuis le début de l’année 2016, le régulateur compile dans un observatoire les données liées à sa progression.

Au début de l’année 2016, l’Arcep avait initié son projet d’Observatoire de la transition IPv6 en France. Celui-ci a pour rôle d’agréger différents chiffres provenant de sources diverses afin d’offrir un portrait fidèle de l’adoption de la nouvelle norme IP dans le pays.

On rappelle pour mémoire qu’IPv6 est une norme visant à redéfinir l’écriture des adresses IP afin de résoudre les problèmes de stocks épuisés que rencontrent aujourd’hui les différents Registres Internet Régionaux, chargés d’attribuer les blocs d’adresses. Mais les différents acteurs impliqués dans cette transition n’ont pas tous les mêmes priorités et la transition s’opère à vitesse réduite.

 

Les données de l’Arcep compilent à la fois des chiffres fournis par Cisco, Google, l’observatoire de la résilience d’Internet, mais aussi des données récupérées directement par l’Arcep auprès de certains équipementiers et acteurs. L’Arcep vient donc de remettre à jour ses chiffres au 31 mars 2017 et précise que la France peut se prévaloir d’un taux d’utilisation IPv6 de 14,6%. Ce qui place le pays dans la moyenne des pays européens en matière d’adoption IPv6.

Concernant les différents opérateurs, Free est le premier à avoir proposé à ses clients des adresses IPv6 et a donc pris une large avance : le taux d’utilisation IPv6 chez Free est de 28,5%. Chez Orange, qui a commencé l’activation d’IPv6 à grande échelle début 2016, ce chiffre s’élève à 16,5%. Loin derrière, Bouygues et SFR sont à la traîne, avec respectivement 1% et 0,5% de taux d’utilisation.

Si la transition s’amorce lentement mais sûrement pour le réseau fixe, l’Arcep remarque néanmoins qu’à ce jour, aucun opérateur mobile national n’a à ce jour entamé de transition. L’Arcep prévoit néanmoins une accélération des développements au cours de l’année 2017, tandis que les opérateurs continuent d’assumer la transition en proposant aux utilisateurs la possibilité de disposer à la fois d’une adresse IPv4 et d’une adresse IPv6.

Cette méthode, baptisée Dual Stack, permet d’assurer une connectivité maximale à l’utilisateur, le temps que l’ensemble des acteurs ait passé le cap. Comme l’explique l’Arcep, pour ces utilisateurs, entre 30% et 50% de leurs échanges sont réalisés via IPv6.

IPv6 : lentement mais sûrement

Source : L’article << IPv6 : lentement mais sûrement >> est extrait de ZDNet

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Par | 2017-09-18T18:29:40+00:00 avril 11th, 2017|Actualité|0 commentaire

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