Le cloud sera-t-il serverless ?

Avenir de l’IT : Que signifie le cloud computing serverless pour vous ? L’informatique sans serveur en est encore à ses balbutiements et devrait se développer avec le temps. Tous les grands prestataires de cloud le proposent, certains prolongeant leurs services basiques tels que le débogage.

Depuis la naissance du cloud computing, un thème reste constant : l’idée que la demande peut être dynamique et élastique, que vous ne payez que pour les ressources que vous utilisez et que le service est fourni à la demande.

Le cloud sera-t-il serverless ? - 2017 - 2018 

Aujourd’hui, le cloud computing est-il à la hauteur de cette promesse ? De récents développements montrent qu’il existe peut-être un moyen différent de satisfaire ces attentes.

Présentation de l’informatique sans serveur

Si l’on s’en tient à l’essentiel, à moins que vous n’achetiez des services logiciels commerciaux et prêts à l’emploi, le cloud computing nécessite toujours que l’acheteur dimensionne et spécifie un serveur (processeur, mémoire RAM, stockage, etc.). Toutefois, il arrive que cela ne soit pas approprié. Certains observateurs vont même jusqu’à émettre l’idée qu’il faut envisager les serveurs (même s’ils sont virtuels) comme une survivance d’artefact des centres de traitements traditionnels.

Le cloud computing sans serveur n’est, bien sûr, pas du tout sans serveur. Néanmoins, du point de vue de l’entreprise, il élimine la nécessité de spécifier les serveurs avant de développer et de poster du code dans le cloud. En effet, vous pouvez écrire une fonction directement sur le portail d’un prestataire de cloud, tandis que ses systèmes dorsaux s’occupent de gérer les ressources requises par la fonction : cela n’est pas votre problème d’un point de vue opérationnel.

Le développeur peut alors se concentrer sur la fourniture du service, plutôt que sur le mécanisme de fourniture. Vous pouvez créer des unités de code (des fonctions) qui peuvent être programmées ou déclenchées par des événements externes, utilisées conjointement à du code pour fournir des microservices dans le cadre d’une application web, ou bien utilisées de façon complètement autonome, sans serveur.

Facturation

Généralement, ce modèle vous permet d’évoluer en fonction de la demande, de sorte que vous ne payez que pour les ressources que votre fonction consomme, qui sont une mesure abstraite des ressources requises pour satisfaire la requête, plutôt qu’un calcul par machine virtuelle et par heure, quel que soit le travail réel que réalise la machine virtuelle.

Par exemple, un prestataire de cloud facture la consommation de ressources en gigaoctets-secondes, dont le calcul est une combinaison de la quantité de mémoire et du temps d’exécution.

Avantages et inconvénients

Le problème avec la location d’un serveur de cloud computing en tant que machine virtuelle, c’est qu’il faudra normalement le configurer pour une tâche donnée, ce qui requiert un certain degré de certitude quant au type et au volume de travail qu’il devra réaliser. S’il y a moins de travail à faire que prévu, vous devez quand même payer le loyer. L’informatique sans serveur évite ces soucis et vous n’avez pas non plus besoin de vous préoccuper de problématiques telles que le dimensionnement face à des pics et des creux ou le multithreading. Vous n’avez jamais à payer pour une machine virtuelle inactive.

Cela dit, ce modèle n’est pas adapté à toutes les charges, ni même peut-être à la majorité. Les fonctions sans serveur, notamment de grande envergure, peuvent être plus sensibles aux délais d’expiration en raison de dépendances à des événements externes, d’où une plus grande latence et de mauvaises performances du point de vue de l’utilisateur final. Les ressources ne seront pas forcément sans limite, car elles sont souvent considérées être dans un modèle de cloud computing plus traditionnel. Il peut également être plus difficile de déboguer ces fonctions en raison de la visibilité plus limitée.

Clive Longbottom, analyste à Quocirca, estime que “tenter d’exécuter une application avec toutes ses fonctions de cette façon ne serait pas très efficace. Le temps actif et la quantité de ressources de base nécessaires seraient trop élevés, tandis que les coûts seraient exorbitants et imprévisibles”.[1]

En revanche, une application déclenchée par des événements peut être plus adaptée. Par exemple, un système de surveillance qui détecte les mouvements à partir d’une caméra en réseau pourrait être configuré de sorte à transférer une vidéo vers un système de stockage dans le cloud. Selon Clive Longbottom, “Le transfert de cette vidéo de la caméra vers le cloud pourrait déclencher un algorithme d’analyse [s’exécutant dans une fonction] au sein d’un environnement sans serveur”.[2]

Conclusion

L’informatique sans serveur en est encore à ses balbutiements et devrait se développer avec le temps. Tous les grands prestataires de cloud proposent du cloud computing sans serveur, certains prolongeant leurs services basiques tels que le débogage. De nouvelles applications seront sans aucun doute imaginées dans l’optique de ce nouvel environnement.

L’année 2017 pourrait-elle être celle de l’informatique sans serveur ? L’avenir nous le dira !

[1] Clive Longbottom, Quocirca, dans Computing: How serverless computing could help enterprises cut cloud complexity

[2] ibid.

Le cloud sera-t-il serverless ?

Source : L’article Le cloud sera-t-il serverless ? >> est extrait de ZDNet

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Par | 2017-06-09T02:53:49+00:00 juin 9th, 2017|Actualité|0 commentaire

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