Licornes : plus de la moitié sont en fait de vieux canassons

Business : Un récente étude montre que loin d’être valorisées à plus d’un milliard de dollars nombre de startups sont bien plus Rossinante que fringant poney à corne. Dans le rôle de Don Quichotte, les investisseurs bien sûr.

Animal fantastique et légendaire des contes de fées, une licorne dans le monde de la finance et de la technologie est avant tout une société dont la valorisation dépasse un milliard de dollars. Un cap qui donne un statut aux quelques startup qui le franchissent, et enthousiasme les promoteurs du système de financement des entreprises par capital risque.

 

Le mythe de la licorne toucherait aussi leur valorisation. DR

Une nouvelle étude publiée le 11 juillet dernier refroidit cependant cette ferveur. Nommé “Squaring Venture Capital Valuations with Reality”, le document mentionne que plus de la moitié des licornes étudiées (116 sur 200) ne seraient pas valorisées à un milliard de dollars car des clauses spécifiques proposées à certains investisseurs auraient pour conséquence de gonfler artificiellement leur valeur. En moyenne la sur-valorisation atteindrait 49%.

Le mode de calcul généralement admis pour calculer la valeur d’une startup non côtée en bourse se base sur l’égalité de valeur de toutes les actions, quelque soit leur mode d’émission aux différents tours de table qui permettent à l’entreprise de croître en capital. Or, soulève l’étude, les startups émettent en moyenne… huit types différents d’actions dans leur existence. Fondateurs, employés, business angels, fonds d’investissement ; tous ces acteurs ne sont pas logés à la même enseigne. Certains se voient ainsi offrir un prix minimal de sortie. C’est avec ce système que SpaceX a gagné 36% de valorisation dans un contexte de crise financière alors que son lanceur de satellite ratait régulièrement ses missions.

Trouver “la juste valeur des sociétés financées par du capital risque”

Les deux chercheurs, Will Gornall de l’université de Colombie Britannique, et Ilya Strebulaev de Stanford, clament avoir mis au point un modèle financier qui permet d’estimer “la juste valeur des sociétés financées par du capital risque”.

Will Gornall mentionne que le manque de transparence des sociétés non cotées favorise ce type de pratiques. Et l’Europe n’est pas à l’abri de ce type de pratique. “L’écosystème demeurant encore moins développé en Europe, le risque y est même potentiellement plus élevé” note le chercheur, qui craint un phénomène de bulle.

Licornes : plus de la moitié sont en fait de vieux canassons

Source : L’article << Licornes : plus de la moitié sont en fait de vieux canassons >> est extrait de ZDNet

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2018-10-14T17:52:08+00:00

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