Montres et bracelets connectés : la mesure de l'activité au doigt mouillé

Business : Un comble. Les traqueurs d’activité sont vendus comme des appareils censés permettre de mesurer l’activité de leurs porteurs. Sauf que selon une étude de chercheurs en médecine, ces objets connectés mesurent assez mal la dépense en calories. La faute à des algorithmes très inégaux et perfectibles ?

 

La promesse santé des objets connectés comme les traqueurs d’activité, bracelets et autres montres connectées, est un des principaux arguments de vente des constructeurs. Mais les données mesurées par ces appareils électroniques grand public sont-elles fiables ?

Les consommateurs se montrent déjà assez peu convaincus par l’argument santé. Les médecins, notamment français, cherchent encore à le confirmer ou l’infirmer. Des chercheurs de la faculté de médecine de Stanford apportent de premiers éléments.

Compter les battements du coeur, c’est facile

Et tous ne militent pas en faveur de l’adoption des wearables. D’après les résultats de cette étude clinique réalisée auprès de 60 volontaires, tous ces appareils sont loin d’afficher un niveau de fiabilité équivalent en termes de mesure.

Jusque-là rien de surprenant. Des produits s’avèrent meilleurs que d’autres, soit. Sauf que pour mesurer les dépenses en calories, une fonctionnalité centrale de ces objets, tous les produits testés étaient dans l’erreur.

S’ils se distinguent, c’est donc uniquement par l’importance de la marge d’erreur. L’erreur, c’est en effet le point commun entre l’Apple Watch, Basis Peak, Fitbit Surge, Microsoft Band, Mio Alpha 2, PulseOn et la Samsung Gear S2, les terminaux retenus pour l’étude.

Aucun n’a ainsi su mesurer avec précision la dépense calorique des porteurs. Le plus “fiable” affichait une marge d’erreur moyenne de 27%. Pour le moins précis, la valeur était très éloignée (de 93%) de la valeur mesurée par les médecins grâce à des outils plus conventionnels.

La mesure de la dépense en calories est bien plus complexe à réaliser que le suivi du rythme cardiaque où selon l’étude de Stanford les objets connectés se sont révélés assez fiables avec une marge d’erreur inférieure en moyenne à 5%.

Les algorithmes ne naissent pas égaux

Une tâche plus élaborée comme le suivi de l’activité, pourtant centrale sur un tel objet, s’avère bien plus difficile à réaliser. Pour les chercheurs, si un utilisateur peut compter sur les mesures du rythme cardiaque de son tracker, il lui est en revanche fortement déconseillé de décider du nombre de beignets qu’il mangera en se fiant au chiffre des calories brulées de son wearable.

Mais pourquoi un tel manque de fiabilité ? Il faudrait pour cela pouvoir décortiquer les algorithmes des industriels. Or ceux-ci sont propriétaires. Et manifestement, tous les algorithmes ne se valent pas.

“Mon hypothèse est qu’il est très difficile d’organiser un algorithme qui serait précis pour une grande variété de personnes, car la dépense énergétique varie en fonction du niveau de condition physique, de la taille et du poids de quelqu’un”, etc.” avance un des auteurs de l’étude.

Les wearables sont-ils plus fiables dans la mesure d’autres paramètres ? Ces produits promettent en effet souvent de collecter des données sur les pas parcourus par l’individu ou encore sur son sommeil. Faut-il y accorder crédit ? Ce sera à d’autres études de l’évaluer. En attendant, il faudra se contenter des déclarations des concepteurs de ces appareils, dont la finalité est de maximiser leurs ventes.

Montres et bracelets connectés : la mesure de l'activité au doigt mouillé

Source : L’article << Montres et bracelets connectés : la mesure de l'activité au doigt mouillé >> est extrait de ZDNet

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Par | 2017-05-29T17:36:54+00:00 mai 29th, 2017|Actualité|0 commentaire

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