Objets connectés : la phase du bon usage des données se fait attendre

Business : Le marché des wearables a progressé de 17,9% au 1er trimestre 2017 selon IDC. Fitbit n’en a cependant pas profité et chute à la 3e place des constructeurs. Les industriels s’efforcent toujours de convaincre les consommateurs de porter ces produits.

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Pas de raz-de-marée pour les objets connectés à porter destinés au grand-public ou wearable. Les prévisions des précédentes années ne se sont pas confirmées. Pour autant, IDC refuse le qualificatif d’échec et préfère parler d’un marché en mutation.

Et le cabinet observe bien de la croissance, “une trajectoire ascendante” qui se maintient : 17,9% lors du premier trimestre de l’année à 20,9 millions d’unités. Tous les constructeurs ne profitent pas de cette ascension. Le leader des wearables avec ses traqueurs d’activité, Fitbit, est à la peine.

Encore en phase d’ensemencement

Avec une chute des livraisons de 37,7%, il est recalé à la 3e place, derrière Apple, toujours second, et le chinois Xiaomi. S’il a joué le rôle d’étoile filante dans le secteur des smartphones, sa stratégie semble ici, et pour le moment gagnante : le low cost.

Fitbit doit s’adapter à des goûts changeants et se trouve pour le moment en plein milieu d’une transformation. Ce contexte a profité à Xiaomi en Chine et à Apple, positionné comme le premier fournisseur de montres connectées dans le monde.

Mais l’analyste d’IDC Ramon Llamas s’interroge : pourront-ils maintenir leur position ? Car pour ce dernier, il est assurément trop tôt pour retirer Fitbit du jeu. L’industriel peut, pour le cabinet, s’appuyer sur plusieurs atouts solides :

Une base de 50 millions d’utilisateurs, une forte présence dans le bien-être en entreprise et des actifs qui lui garantissent une forte notoriété dans la santé numérique. En outre, avance IDC, “Fitbit est bien placé pour se lancer dans de nouveaux segments et marchés.”

Quelle que soit la position occupée dans la hiérarchie mondiale, tous les fabricants restent au stade 1 du développement du marché des wearables – une phase qui s’étire en longueur. Il s’agit ainsi toujours d’ensemencer le marché et d’amener les consommateurs à s’habituer à l’idée de porter un terminal.

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Et cela prend visiblement plus de temps que prévu. L’opportunité est cependant bien plus tangible pour les marques traditionnelles et les montres de mode. Pour celles-ci, le marché de l’électronique grand public constitue un nouveau débouché.

Les acteurs issus de la high-tech, pour se démarquer, devraient être en mesure de valoriser leur capacité à offrir des services basés sur les données. Mais pour IDC, cette seconde phase de développement consistant à faire bon usage de ce capital n’est pas encore d’actualité. 

L’étape suivante, c’est quand le décompte des pas “se traduit par des cœurs et des esprits plus sains”, considère l’analyste senior Jitesh Ubrani. “Et c’est aussi lorsque nous commencerons à voir des terminaux qui augmentent nos capacités et rendent notre vie plus facile ou plus productive plutôt que d’être simplement un autre écran à garder à l’œil.”

Objets connectés : la phase du bon usage des données se fait attendre

Source : L’article << Objets connectés : la phase du bon usage des données se fait attendre >> est extrait de ZDNet

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