Objets connectés : les peluches aussi se font pirater   

Les objets connectés ne sont pas épargnés par les hackers, bien au contraire ! Les attaques sur ces nouvelles technologies se multiplient depuis plusieurs années et touchent maintenant un très jeune public.

Oursons, chats ou encore petites licornes, elles paraissent toutes plus inoffensives les unes que les autres et pourtant ! Ces peluches ont récemment été détournées par des pirates, entraînant vol de données personnelles et bien plus. Les objets du délit sont des Cloud Pets, peluches connectées qui, grâce à une application mobile, permettent aux parents de rentrer un certain nombre d’informations sur leur enfant (prénom, date de naissance, adresse…) afin de personnaliser leurs interactions avec l’ourson. Ce dernier est en effet programmé pour favoriser les échanges et l’apprentissage de la langue des tout petits et peut enregistrer leurs conversations. Ce sont toutes ces précieuses données, dont des photos de l’enfant et l’adresse mail des parents, que les pirates ont dérobées.

820 000 utilisateurs ont ainsi été victimes de ces attaques et 200 000 enregistrements audio ont été volés.  Mis en cause par plusieurs experts, le serveur Spiral Toys qui hébergeait ces données n’aurait pas prêté attention à la protection de ces informations. Troy Hunt, spécialiste en informatique, a même dénoncé une absence de pare-feu et de mot de passe au système, deux instances de sécurité pourtant indispensables !

Des poupées voleuses et espionnes

L’affaire Cloud Pets n’est pas la première à faire couler de l’encre. Cayla, une jolie petite poupée blonde, fonctionnant sur le même principe que les peluches, vient d’être interdite de commercialisation en Allemagne. Et pour cause, selon l’étude norvégienne de l’organisme indépendant de protection des consommateurs norvégiens (Forbrukkerradet) portant sur la sécurité de la poupée, toute personne située à une distance de 20 à 80 mètres du jouet peut prendre le contrôle du jouet et ainsi entendre les conversations des enfants. Constat plus qu’inquiétant qui dissuadera un bon nombre de parents à l’achat. En France, UFC Que Choisir a saisi la CNIL et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes pour enquêtes.

Le célèbre créateur de jouets pour enfants VTech a lui aussi connu un vol massif de données en fin d’année 2016 : la sécurité de ses serveurs a été piratée et a permis aux hackeurs de s’emparer de données sensibles sur les utilisateurs, récoltées grâce aux téléchargements des applications, jeux ou à l’utilisation d’outils de messagerie. Plusieurs millions de clients seraient concernés par l’attaque selon les chiffres de l’entreprise.

Les constructeurs d’objets connectés ont déjà montré leur difficulté à penser des politiques de sécurité et de confidentialité sûres et efficaces pour protéger leurs utilisateurs. Désormais, il est urgent de mettre en place des solutions viables pour rassurer aussi les parents et bébés connectés.

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Par | 2017-03-19T12:37:20+00:00 mars 19th, 2017|Actualité|0 commentaire

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