Quand les données personnelles alimentent les programmes de ville intelligente

Avenir de l’IT : De nombreux citoyens partageront des informations les concernant avec les autorités municipales, en échange de services améliorés. Avec l’accélération de cette hyperconnectivité, ils prendront davantage conscience de la valeur de leurs données personnelles.

Si vous vivez dans une grande ville, il y a de bonnes chances pour que vous partagiez encore plus d’informations personnelles avec des entités administratives d’ici quelques années.

 

Quelques villes sont déjà en train de créer des places de marché des données, notamment à la lumière des flux croissants de données issues de l’internet des objets.

Le cabinet d’études Gartner prévoit que, d’ici 2019, la moitié des citoyens dans des villes de plus d’un million d’habitants bénéficieront de programmes de ville intelligente en partageant volontairement leurs données personnelles. Le volume et la diversité des informations générées par les citoyens continueront d’augmenter de concert avec la prolifération des appareils grand public et l’internet des objets, affirme le cabinet.

Les citoyens des villes intelligentes connaîtront quelques-uns des avantages liés au partage passif des données, via la collaboration entre entreprises et administrations. Toutefois, avec l’accélération de cette hyperconnectivité, ils prendront davantage conscience de la valeur de leurs données personnelles et seront prêts à les échanger de manière proactive contre une valeur “immédiate”, indique Gartner.

Plates-formes ouvertes

Cette tendance au partage des données sera favorisée notamment par le fait que le rythme rapide du changement technologique et sociétal. Elle donne aux DSI du secteur gouvernemental un nouveau sentiment d’urgence et la volonté d’expérimenter les initiatives liées aux données ouvertes et aux villes intelligentes, toujours d’après Gartner. S’il est géré efficacement, ce changement positionnera les gouvernements au cœur de l’innovation technologique dans la société.

“Comme les citoyens utilisent de plus en plus les technologies personnelles et les réseaux sociaux pour organiser leur vie, les gouvernements et les entreprises augmentent leurs investissements dans l’infrastructure technologique et la gouvernance”, explique Anthony Mullen, directeur de recherche à Gartner. “Cela crée des plates-formes ouvertes qui permettent aux citoyens, aux communautés et aux entreprises d’innover et de collaborer et, au final, de fournir des solutions utiles qui répondent aux besoins des citoyens.”

Le processus de partage des données est également accéléré par les exigences d’efficience et de commodité. Par exemple, un obstacle majeur pour les citoyens qui interagissent avec une administration est la complexité de l’échange via différents points de contact. Des demandes simples concernant le droit de vote d’une personne peuvent la conduire à travers des processus et règles complexes et sur de multiples sites web. Les citoyens se tournent vers des plates-formes conversationnelles telles que les assistants personnels virtuels et les agents conversationnels (chatbots), plutôt que vers les applications et sites web traditionnels, note Gartner. De leur côté, les organismes publics s’adaptent eux aussi à ce changement.

Produire des flux en temps réel de grande valeur

Il résulte de ces activités que le volume de données lisibles par un ordinateur qui sont générées sur la façon dont les individus interagissent avec les administrations municipales augmente rapidement. Cela crée une formidable opportunité de développer des portails de données ouvertes qui peuvent augmenter l’efficience, améliorer l’expérience utilisateur, favoriser l’innovation et générer des revenus pour les agences gouvernementales.

“Les portails de données ouvertes dans les villes ne sont pas nouveaux, mais de nombreux portails aujourd’hui ne sont guère lisibles par un ordinateur et ont donc une valeur économique limitée”, souligne Bettina Tratz-Ryan, vice-présidente de la recherche à Gartner. La ville devient “intelligente” lorsque les données sont collectées et régies de telle manière qu’elles peuvent produire des flux en temps réel de grande valeur, plutôt que simplement des statistiques ou des rapports tournés vers le passé, ajoute-t-elle.

Quelques villes sont déjà en train de créer des places de marché des données, notamment à la lumière des flux croissants de données issues de l’internet des objets. L’initiative Data Exchange de Copenhague en est un premier exemple. D’après Gartner, elle commence à connecter les citoyens aux données, mettant en ligne des documents de la ville et proposant divers angles pour visualiser les informations.

L’étape suivante pour créer une véritable place de marché consiste à présenter et exploiter ces données pour en tirer plus d’avantages d’ordre économique, indique le cabinet. Selon ses prévisions, 20 % de toutes les administrations locales généreront des revenus à partir de données ouvertes à valeur ajoutée par l’intermédiaire des places de marché des données d’ici 2020.

Quand les données personnelles alimentent les programmes de ville intelligente

Source : L’article << Quand les données personnelles alimentent les programmes de ville intelligente >> est extrait de ZDNet

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Par | 2017-04-03T20:09:08+00:00 avril 3rd, 2017|Actualité|0 commentaire

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