Quel avenir pour le cloud computing privé ?

Avenir de l’IT : Certains annoncent la fin du cloud computing privé. Pourtant, il en reste pour dire qu’un environnement de cloud computing privé a un rôle prépondérant à jouer dans l’arsenal de l’infrastructure d’entreprise. Qui a raison ?

Nous nous sommes déjà faits à l’idée que le cloud computing hybride est l’avenir de l’infrastructure pour la plupart des entreprises. Les études ne cessent de confirmer que le cloud est et restera un composant majeur des infrastructures d’entreprise. En d’autres termes, les entreprises s’attendent à ce que leur architecture de cloud computing hybride consiste non pas en un projet pilote autonome dans le cloud public, mais en un parc d’applications intégrées à part entière englobant de multiples centres de traitements dans de multiples zones géographiques, probablement entre de multiples prestataires de services.

Quel avenir pour le cloud computing privé ? - 2017 - 2018 

Le cloud privé au premier plan ?

Pourtant, il en reste pour dire qu’un environnement de cloud computing privé a un rôle prépondérant à jouer dans l’arsenal de l’infrastructure d’entreprise. Les préoccupations liées à la migration vers le cloud computing public seront probablement les mêmes qu’au début de la révolution du cloud, à savoir : une perte de contrôle sur les coûts, les données et l’infrastructure.

De nombreux arguments démontrent que le cloud public peut surmonter la plupart, voire la quasi-totalité de ces objections, mais il y en a un qui l’emporte sur tous les autres. Le fait est qu’il est presque impossible aujourd’hui de bâtir et de gérer un environnement de cloud privé, hormis pour les plus grandes entreprises, tellement les barrières à l’entrée sont devenues élevées. En effet, une telle entreprise se retrouverait alors en concurrence avec les plus grands fournisseurs de cloud computing, qui ont un certain nombre d’avantages significatifs qui font pencher la balance en leur faveur.

Échelle implacable

Pour reprendre les termes de Steven O’Grady, analyste à RedMonk, le grand avantage des fournisseurs de cloud computing tient à leurs économies d’échelle implacables

[1]. Pour résumer l’essentiel de cette longue et intéressante analyse, Steven O’Grady fait remarquer que les grands fournisseurs de cloud computing créent leurs propres serveurs et autre matériel, qu’ils peuvent acheter les composants avec des remises exceptionnelles et que leurs coûts fixes sont amortis sur un très grand nombre de clients. Cela fait baisser les coûts unitaires et augmente les efficiences. Pour couronner le tout, les défis techniques confèrent à un tel fournisseur une très grande attractivité comme lieu de travail. Or, pour l’entreprise, dénicher les talents est souvent une des tâches les plus difficiles.

Le résultat est que les fournisseurs de cloud computing à très grande échelle peuvent proposer des services à des prix bien en-deçà de ce qu’il en coûterait à n’importe quelle entreprise pour faire de même, y compris à petite échelle, car une petite échelle ne réduit pas les coûts s’agissant d’un déploiement de cloud computing. Chaque centre de traitements d’un fournisseur de cloud computing majeur peut généralement contenir près de 50 000 hôtes dans 1 000 armoires. Ces fournisseurs obtiennent donc des économies d’échelle phénoménales, étant donné la surcharge fixe élevée liée au fonctionnement d’un centre de traitements, et l’amélioration de cette métrologie constitue pour eux un avantage concurrentiel clé.

Sécurité

Un centre de traitements d’entreprise privé pourrait-il obtenir des niveaux d’échelle similaires ? Cela semble peu probable, étant donné que les coûts demeureront au premier plan dans toute discussion comparant une modernisation de l’infrastructure d’entreprise à une migration vers le cloud computing. Ce qui reste un avantage pour l’environnement de cloud computing privé d’entreprise est le contrôle, voire la sécurité. Mais l’entreprise est-elle prête à mettre le prix pour cette sécurité ?

Tom Bittman, analyste à Gartner, apporte la réponse à cette question lorsqu’il montre que les charges de travail des applications augmentent beaucoup plus vite dans le cloud que n’importe où ailleurs : en 2011, environ 3 % de toutes les machines virtuelles s’exécutaient dans des environnements de cloud public, mais en 2015 ce nombre s’élevait à 20 %[2]. Les entreprises ont donc voté avec leur porte-monnaie.

[1] RedMonk – The Scale Imperative.http://redmonk.com/sogrady/2014/12/01/the-scale-i… [2] Thomas Bittman, Gartner : Some Perspective on the Explosion of VMs in the Cloud.http://blogs.gartner.com/thomas_bittman/2015/03/0…

Quel avenir pour le cloud computing privé ?

Source : L’article Quel avenir pour le cloud computing privé ? >> est extrait de ZDNet

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Par | 2017-09-18T18:29:21+00:00 juin 14th, 2017|Actualité|0 commentaire

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