Visite en images dans l'une des dernières usines de PC et tablettes d'Europe

Technologie : Pour la première fois Panasonic ouvre les portes de son site de Cardiff (Pays de Galles). Loin des chaînes robotisées, les machines y sont encore façonnées à la main et réparées sur une durée qui défie toute concurrence.

Depuis Pontprennau (Pays de Galles). A 20 minutes en voiture de Cardiff, la capitale du verdoyant Pays de Galles, se trouve une des dernières usines européenne où se fabrique encore à la main des ordinateurs (le japonais Fujitsu à un site identique à Augsbourg en Allemagne, et Apple a une discrète unité implantée en Irlande). Visite à pas feutrés dans un site qui ouvre la porte pour la première fois à la presse.

Visite en images dans l'une des dernières usines de PC et tablettes d'Europe - 2017 - 2018

Pénétrer dans l’usine Panasonic Toughbook de Cardiff doit autoriser quelques concessions. La propreté des lieux ne saurait être remise en question par des visiteurs.

Uniformes verts pâles logotypés pour respecter “la philosophie d’équipe”, consignes de sécurité et de savoir être clairement exposées sur les murs (“Travailler seul peut entraîner une dépression” nous avertit-on), ateliers au carré ; passé le portail du site, la culture professionnelle nipponne du géant Panasonic s’impose à la vue de tous.

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Le parc de 700.000 produits actifs Panasonic Toughbook et Thoughpad en Europe est suivi par l’atelier de réparation de l’usine. La gamme va des ordinateurs portables à l’apparence de mallette aux smartphones ultra-durcis utilisés par les militaires.

Un sens du collectif mis au profit d’une tache devenue rare sur le continent européen. Ici, des ordinateurs, mais aussi tablettes et des smartphones d’un genre tout particulier sont réalisés : ce matériel est en effet durci, c’est à dire qu’il est conçu pour résister aux chocs les plus rudes, à la submersion ou encore aux nuages de poussières.

Du fait main pour du matériel très résistant

Un matériel vendu bien plus cher que les ordinateurs et smartphones proposés au grand public : il s’agit là de matériel destiné à être mis à rude épreuve. Chantiers, champs de bataille, sites industriels ; ces smartphones adaptés aux intempéries ne se négocient pas sous les 1.500 euros, et les PC portables s’écoulent au tarif de 4.000 euros. A ces prix, que trouve t-on de plus que dans un matériel standard qui monte régulièrement en gamme sur les normes IP ? Les clients sont friands de l’autonomie des batteries, de la réactivité de l’écran tactile ou encore de la capacité de lecture de l’écran en extérieur affirme une étude IDC consacrée à ce type de matériel.

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Contrôle du déploiement d’image disque sur des tablettes durcies. Le site emploie 180 personnes.

“Les pièces de nos produits sont conçues pour résister et durer” complète Jon Tucker responsable marketing de la marque. S’il reconnaît que des marques comme Samsung bouleversent le marché du matériel informatique durci ces dernières années, la spécificité des produits maison reste entière assure t-il. “Panasonic conçoit et réalise ses propres composants originaux au Japon contrairement à la concurrence. Ainsi, nous équipons d’une nappe flexible la connexion entre la batterie de nos machines et la carte mère là où d’autres ont une broche rigide. En cas de choc, notre produit est beaucoup plus résistant”. De quoi y mettre le prix donc.

Surtout, ces tarifs permettent à l’entreprise de proposer aux clients un centre de support et de réparation en Europe à l’alléchante promesse de voir le matériel endommagé sous garantie réparé et livré en moins de 96 heures dans 31 pays de la zone Emea.

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L’atelier de réparation traite des appareils qui ont jusqu’à 12 ans d’âge. Une durée exceptionnelle pour du matériel informatique. Le stock de pièces détachées se doit donc d’être particulièrement achalandé.

La gestion d’un parc de 700.000 machines

Une vingtaine de techniciens s’affairent dans un grand atelier dont l’ordre et la discipline feraient pâlir une brigade étoilée. Un module Bluetooth défaillant ? Une connectique à remplacer ? Le feulement discret des visseuses et des appareils de mesure rythment un travail de précision dont l’objet est de faire durer des machines bien au delà des standards de l’industrie. “Nous approvisionnons les stocks de pièces détachées de manière à pouvoir réparer des produits de 10 à 12 ans d’âge” assure Rob Blowers, le responsable de l’usine. De quoi faire fonctionner un parc estimé de… 700.000 machines dont la garantie étendue peut aller jusqu’à 8 années.

Reste que la majorité des 180 employés de l’usine est occupée par une toute autre tâche. Le site de Cardiff, 3.500 mètre carrés, est avant tout destiné à mettre aux normes européennes l’ensemble du matériel de Panasonic expédié depuis le Japon.

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Les employés qui apportent les dernières finitions aux produits prêts à être expédiés en Europe sont tous équipés de bracelets antistatiques pour prévenir les risques de panne sur les composants matériels.

Équipés d’un bracelet bleu antistatique, les employées et employés manipulent avec la plus extrême attention les machines neuves pour un dernier travail de finition avant expédition. Un travail qui en définitive ne représente que 10% de la fabrication de la machine, mais sans lequel les produits seraient inutilisables sur le sol européen.

Customisation exotique

Un travail qui va de l’adaptation du matériel (plus de 60 versions de claviers pour les différents marchés et verticaux européens) au déploiement d’images disques à partir d’un ghost, en passant par la création d’accessoires spécifiques.

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Dock spécifique conçu pour un client européen par les ingénieurs de l’usine de Cardiff.

Cet étrange dock destiné à accueillir trois machines à la fois a ainsi été commandé par un client italien. Les ingénieurs du bureau d’étude ont conçu, testé et fait réaliser le produit après prototypage à l’aide d’une imprimante 3D. Là aussi la question de la résistance du matériel aux conditions d’utilisation extrêmes est centrale. Les engins et accessoires les plus résistants doivent fonctionner à une température de -40° Celsius.

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Ce matériel est prêt à être emballé pour une expédition sur l’un des 31 marchés européens où Panasonic est présent.

Conséquence : l’intégralité des produits Panasonic Toughbook et Toughpad (la déclinaison tablette de la gamme) livrés en Europe passent par le site de Cardiff depuis 1998, soit près de 1.500.000 machines.

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Source : L’article Visite en images dans l'une des dernières usines de PC et tablettes d'Europe >> est extrait de ZDNet

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2017-09-18T18:29:18+00:00

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